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Déclaration d’Alain Olive, Secrétaire général Devant le Bureau national de l’UNSA Représentativité syndicale : une réforme inéluctable ! Le jeudi 24 janvier 2008 s’ouvrira la première séance de négociation relative à la réforme de la représentativité syndicale qui devrait voir ses travaux achevés fin mars. - Première incongruité et de taille : l’UNSA qui est directement concernée par une telle réforme ne sera pas autour de la table.
- Deuxième incongruité, il reviendra aux organisations syndicales dites représentatives de s’interroger sur leur propre représentativité !
Pendant très longtemps, le débat autour de la représentativité syndicale se résumait à ce cri du c½ur d’un ancien secrétaire général de confédération qui déclarait, en substance, avec beaucoup de cynisme : « Pourquoi changer le système actuel de représentativité syndicale alors que ma confédération en bénéficie ? » Pourquoi en effet, sinon par souci de démocratie, de respect des valeurs républicaines et de respect des salariés ? Mais apparemment, ce rappel aux valeurs et aux grands principes n’était pas suffisant pour que soit modifié en profondeur un système de représentativité syndicale, issu de la guerre froide et du Yalta syndical qui l’a accompagné. Pourquoi cette réforme qui paraissait impossible hier apparaît-elle comme inéluctable aujourd’hui ? Depuis quelques années, dans notre pays, une donnée fondamentale a changé : l’Etat n’est plus considéré comme le seul acteur véritablement légitime à intervenir dans le domaine social. Les partenaires sociaux, patronat et syndicats, sont aptes à créer de la norme sociale comme vient de le démontrer le dernier accord interprofessionnel sur le marché du travail. Des syndicats plus actifs dans la négociation et donc créateurs de droit social au niveau interprofessionnel, au niveau de la branche et de l’entreprise supposent de leur part une légitimité incontestée. xml:namespace prefix = o /> Qui comprendrait que des accords qui s’appliquent à tous les salariés puissent être validés par des syndicats à la légitimité incertaine ? Et en démocratie, fût-elle sociale, la seule règle qui fonde la légitimité, c’est encore l’élection. Or depuis un arrêté du 31 mars 1966, c’est un acte administratif qui fonde la représentativité syndicale. A cette représentativité octroyée doit ainsi se substituer une représentativité fondée sur l’élection. L’UNSA propose donc une réforme de la représentativité syndicale juste, démocratique et réaliste. - Juste : il faut que tous les syndicats légalement constitués respectant les principes républicains puissent se présenter au premier tour des élections professionnelles dans les entreprises.
Ainsi le monopole de présentation accordé à quelques syndicats doit être aboli. Les discriminations qui frappent l’UNSA et d’autres syndicats doivent cesser. - Démocratique : tous les salariés doivent pouvoir voter quels que soient le statut et la taille de l’entreprise dans laquelle ils travaillent, afin de déterminer la représentativité nationale des syndicats. Ce n’est pas le cas actuellement pour les 17 millions de salariés dans les 1.600.000 entreprises répartis en 700 branches d’activités.
Toutes les mesures d’audience qui ne prendraient en compte que les élections au Comité d’Entreprise excluraient de fait la moitié du salariat. En effet, 8 millions de salariés travaillent dans les entreprises de moins de 50 salariés. - Pragmatique : seule aujourd’hui existe une élection qui permette de mesurer la représentativité nationale ; c’est l’élection prud’homale. Cette élection, malgré un taux d’abstention élevée, est celle qui mobilise le plus grand nombre d’électeurs. On comptait 5.200.000 suffrages exprimés aux élections prud’homales de 2002 contre 3.529.000 suffrages exprimés aux élections des Comités d’entreprises cumulés sur deux ans 2003 et 2004.
De plus, ces élections permettent de vérifier l’implantation électorale des syndicats ainsi que leur implantation professionnelle à travers les quatre sections des conseils, hormis l’encadrement. Pour l’UNSA, l’élection prud’homale du 3 décembre 2008 constituera un test de représentativité syndicale, grandeur nature, et d’ailleurs toutes les organisations s’y préparent en conséquence. Si l’on veut relancer un syndicalisme d’adhésion dans les entreprises, il faut en finir avec un système de représentativité syndicale bureaucratique qui a conduit notre pays à avoir le taux de syndicalisation le plus faible de tous les pays européens. Dans le respect du pluralisme syndical, l’UNSA souhaite une réforme ambitieuse de la représentativité syndicale qui a été trop longtemps différée. |
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Communiqué de Presse: "UNE PRIVATISATION ABSURDE ET UNE MACHINE DE GUERRE CONTRE EDF! UNSA ENERGIE condamne avec la plus grande vigueur le projet de fusion de Gaz de France avec Suez. Il s'agit là d'une insupportable privatisation d'un bien public décidée de manière doctrinaire. Pour l'UNSA, la création de ce grand groupe energétique privé menace le service public, l'emploi, l'aménagement du territoire, l'égalité tarifiaire, la sécurité. Par ailleurs, l'idée de créer artificiellement un concurrent à EDF est proprement absurde et dangereuse. Le gouvernement entend tuer définitivement le service public du gaz auquel pourtant les Français sont attachés et menacer celui de l'électricité. L'UNSA propose aux autres syndicats une riposte à la hauteur de la menace que porte cette décision! Paris, le 3 septembre 2007. |
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FUSION GDF-SUEZ : LES VRAIES QUESTIONS. Au-delà des apparences et de l’affichage gouvernemental, la future absorption de Gaz de France par SUEZ pose deux questions fondamentales : les autorités bruxelloises veulent de la concurrence dans tous les secteurs de l’activité économique. Soit ! Admettons que la concurrence soit bénéfique aux clients, ce qui reste à prouver et qui est même contraire à tout ce qui a pu être observé dans le secteur de l’énergie. Pour la Commission de Bruxelles la concurrence consiste à passer en Europe de plusieurs dizaines d’opérateurs à 3 ou 4 ! Voilà une conception bien singulière de la concurrence. En effet, il est de bon ton de considérer comme chose acquise et indiscutable sur le plan économique, la création de gigantesques groupes qui concentrent les activités jusque là exercées par des dizaines d’entreprises. Si ces opérations de concentration à coups de rachats spectaculaires font le bonheur des actionnaires et autres boursicoteurs, qu’en est-il de l’intérêt des consommateurs d’énergie, bientôt confrontés de fait à la reconstitution de monopoles non plus publics (donc soucieux de l’intérêt général) mais privés (donc soucieux avant tout de rentabilité) ? L’exemple de Gaz de France est à cet égard particulièrement instructif. Il ne semble pas possible de contester l’idée que Gaz de France ne peut survivre seul et doit donc, sous peine de disparaître, s’associer avec un plus gros que lui. Et chacun de relayer ce postulat, point de départ du gigantesque jeu de Monopoly qui se met en place au milieu de l’acceptation générale. Nous sommes toujours dans ce courant de « pensée » ( ?) qui repose sur l’idée que « si tout le monde le dit, ça doit être vrai ! ». Parlons donc de Gaz de France. Voilà un groupe industriel florissant, doté d’un cash-flow solide, d’un taux d’endettement qui fait pâlir de jalousie tous ses concurrents, annonçant chaque année des résultats plus que positifs, solidement assis sur des contrats d’approvisionnement à long terme qui le mette à l’abri pour des décennies, jouissant d’une image de marque formidable tant auprès des professionnels que des collectivités locales et du grand public. Voilà la réalité de Gaz de France aujourd’hui. Et on nous répète que Gaz de France ne pourrait pas survivre. C’est possible mais ce n’est pas prouvé. Tout cela, en fait, repose sur l’idée, elle aussi inattaquable, que les opérateurs énergétiques doivent présenter une offre globale gaz-électricité-services. Par conséquent, un gazier pur et simple, ne pourrait résister aux groupes multi-énergies. Là aussi c’est possible mais pas certain. Le consommateur aujourd’hui est sans cesse sollicité par des offres globales : telle banque qui propose des assurances auto, tel opérateur téléphonique qui offre la télévision, les exemples sont multiples. Or le consommateur n’obéit pas nécessairement à cette tendance. Il met en balance l’aspect pratique (un seul interlocuteur) avec des considérations naturelles de tarif et de service rendu. Cette règle de l’offre globale est donc soumise à la volonté de l’acheteur, laquelle ne s’anticipe pas aisément. Pour nous, la question reste posée : Gaz de France a-t-il des chances de réussite en restant seul sur le plan capitalistique, tout en nouant des partenariats comme il l’a fait jusqu’à présent ? Nous aurions tendance à répondre par l’affirmative. Le problème est qu’aujourd’hui, l’avenir de l’ensemble du secteur de l’énergie n’est envisagé que sous l’angle d’un postulat contestable. Si ce postulat est incontestable, il faut dire la vérité aux citoyens. L’ouverture à la concurrence va se traduire par la constitution de quelques monopoles privés, tous les petits et moyens opérateurs ayant vocation à être absorbés. La riposte ne peut être que politique : est-ce cela l’avenir que nous préparent à la fois l’Europe et les gouvernements ? Si ce n’est pas le cas, il est temps de changer de cap, d’oublier les théories préconçues, de mettre en place des procédures interdisant les concentrations, de laisser vivre une vraie concurrence. |
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UN NOUVEAU SYNDICAT A EDF ET GAZ DE FRANCE UNSA ENERGIE : UNE NOUVELLE FORCE QUI COMPTE ! D’ores et déjà présent dans la production électrique (Civaux, Creys-Malville, Chinon, Le Blayais), dans la distribution (Pantin, Arras), dans le réseau de transport (Nancy), au Gaz (Direction Générale et Direction Commerciale), le syndicat UNSA ENERGIE a été créé en avril 2004 par un groupe de femmes et d'hommes qui estiment que, plus que jamais, le service public et le personnel doivent être défendus! Dans un paysage sclérosé, occupé par des syndicats vieillissants, UNSA ENERGIE entend constituer une nouvelle force syndicale, qui ne se situe dans le camp ni de ceux qui acceptent tout ni de ceux qui refusent tout. UNSA ENERGIE a largement exprimé son opposition au projet de loi de changement de statut d’EDF et de Gaz de France. Malheureusement, les syndicats institutionnels que vous connaissez depuis tant d’années n’ont pas fait ce qu’il fallait pour s’opposer au gouvernement. Pourquoi ? Chacun a son idée sur la question. Mais c'est un fait : le conflit majeur attendu par le gouvernement, les présidents et les médias n’a pas eu lieu. Nicolas SARKOZY avait tort de s’inquiéter : l’affaire a été bouclée assez tranquillement en un mois. UNSA ENERGIE dénonce la passivité ou, pire, la duplicité de syndicats qui envoyaient le personnel au charbon, tout en négociant au niveau des états-majors. Ce chapitre doit maintenant être refermé. Mais il n’est pas possible de continuer la même pièce avec les mêmes acteurs. Car bien des combats nous attendent encore, en particulier celui contre la privatisation, la perte de nos droits et la mort du service public. Et peut-on encore faire confiance à des syndicats qui n’ont pas su ou pas voulu empêcher qu’EDF et Gaz de France deviennent des sociétés de droit privé? C’est d’une nouvelle force syndicale dont le personnel a besoin pour mener ces combats. Contrairement aux 5 syndicats que vous connaissez depuis des décennies, UNSA ENERGIE n’est pas automatiquement reconnue par la loi. La direction s’abrite derrière les textes pour continuer à ne prendre en compte que les syndicats institutionnels qui, il est vrai, ne l’empêchent pas de dormir. C’est pourquoi, il faut rejoindre l’UNSA. L’UNSA c’est : - plus de 300 000 adhérents en France, - un score supérieur à 5% aux dernières élections prud’homales, - une implantation chaque jour plus importante dans le secteur public comme dans le privé. UNSA ENERGIE est un syndicat réformiste mais combatif, combatif mais réformiste.xml:namespace prefix = o /> Nous croyons à la force du dialogue et de la négociation. Mais nous croyons aussi que pour discuter il faut être deux. Et que le rôle d'un syndicat c'est aussi de savoir dire non lorsque la direction ne veut rien lâcher ou se moque de nous. Nous n'avons pas, comme certains, la mystique de la signature à tout prix! Il y a des accords qu'il est déshonorant de signer, particulièrement lorsqu'ils entraînent un recul des droits des salariés. Parce qu'il n'est pas honteux de défendre les droits des salariés!!! Nous proposons de revenir à la source des choses: les syndicats sont là parce que des salariés votent pour eux. Il est donc parfaitement légitime de défendre ces salariés. L'éternel reproche qui consiste, sous prétexte de modernité, à traiter d'archaïques ou de corporatistes, tous ceux qui considèrent qu'il faut défendre ses droits est totalement inacceptable. UNSA ENERGIE n’a pas encore de permanents syndicaux. Mais elle dispose de bureaux à Paris et en Province. Rejoignez UNSA ENERGIE. Nous avons besoin de vous mais nous sommes persuadés que vous aussi avez besoin de nous. |
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Ils ont quitté la CFDT: Après André CANOVAS, (secrétaire national), Thierry DEPREZ (membre du Comité Directeur Fédéral de la FCE-CFDT), Gérard JACQUET (secrétaire adjoint du SECIF (syndicat Ile de France), Didier BENOIST, secrétaire de la section RTE SE de Nancy, Christian PIRON, ex-animateur national de RTE, Francis LOPEZ, trésorier de la section des Centraux Gaz, Bernard FABIAN animateur du CTB de Gironde et secrétaire de la section du Blayais, Lucien MASONI, secrétaire de la section DEGS de Nancy a décidé de rejoindre UNSA ENERGIE. |
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